Test et avis Merrell MTL Adapt Matryx : notre avis après 792 km

Test et avis Merrell MTL Adapt Matryx : notre avis après 792 km

Avec son gros amorti, sa tige en kevlar et sa semelle vibram, la Merrell MTL Adapt Matryx revient chez Mercidistillery avec de toutes nouvelles couleurs pour l'édition 45th anniversary.

Après avoir été beaucoup testée en 2025 (souvent sur une centaine de km tout au plus), on vous livre NOTRE avis, le plus complet du net, avec 792km au compteur ! ça change la donne pour choisir sa paire de trail long...

NOTE IMPORTANTE : cette paire de chaussure de trail n'est pas un produit prêté par la marque. D'ailleurs si la marque veut m'en filer une nouvelle paire chui preneur ndlr.

Conditions du test des Merrell MTL Adapt Matryx

Le testeur : 1,87 m, 70 kg, amateur de niveau intermédiaire, entre 1 500 et 2 000 km par an, dont 90 % en trail. A date en septembre 2026 : 1 813 km pour 57 121 m de dénivelé positif.

Terrain et conditions du test : de la terre souple, des cailloux, des racines, du sec, du légèrement gras, et un peu de route. Dans les 792 km, plusieurs sorties de plus de 3 heures (dont une en Chartreuse à l'occasion du train du Grand Duc), et une sortie de 100 km et plus de 18h sur l'Ultra Trail des 2 Roches (103 km et 4 000 m de D+, en semi-nocturne).

Donc globalement, on est sur du mixte, du roulant, quelques passages techniques mais pas de grosses descentes engagées. On n'est pas en Belledonne ni sur le GR20.

La paire a été achetée au prix boutique de 199 €. Coloris Blossom/Mantis, version 2024/2025.

Amorti, longue distance, confort.

C'est ça l'ADN de cette paire, pas le dynamisme.

À quel coureur cette paire de chaussures de trail est-elle est destinée ?

C'est une chaussure de sorties longues pour des débutants ou coureurs intermediaries, à l'entraînement comme en course. Si vous sortez une heure deux fois par semaine, ce ne sera pas le meilleur choix (ou alors c'est que vous voulez avoir les mêmes sensasses que dans votre canapé).

Ce qui la caractérise : une semelle intermédiaire en mousse FloatPro, une tige Matryx qui associe des fils multifilamentaires en Kevlar à du polyamide haute ténacité, des renforts en TPU imprimés en 3D aux zones d'usure, et une semelle extérieure Vibram MegaGrip avec des crampons de 4 mm. Col rembourré, finitions réfléchissantes, un petit élastique qui bloque le lacet.

A propos du stack, les chiffres divergent mais...

Vous allez trouver plusieurs valeurs sur internet pour cette chaussure, et elles ne sont pas compatibles. Les revendeurs EU annoncent 36 mm au talon et 30 mm à l'avant-pied, pour un drop de 6 mm. La fiche américaine de Merrell parle de 42 et 34 mm avec un drop de 8 mm. Et certains testeurs sur le web évoquent 50 mm.

L'explication est simple : les sources ne mesurent pas la même chose. Avec ou sans les crampons, avec ou sans la semelle de propreté, le résultat change de plusieurs millimètres. À noter aussi que notre mousse est tassée et nos crampons entamés au talon, ce qui influence forcément le relevé.

Notre mesure, sur notre paire à 792 km, semelle de propreté retirée : 40 mm à l'arrière.

Ce qu'il faut retenir : c'est gros ! D'ailleurs, le meilleur moyen de s'en rendre compte c'est de venir l'essayer en magasin, c'est la seule façon de savoir si cette hauteur vous convient.

Côté poids, plusieurs testeurs relèvent autour de 300 g en taille 42 ou 43. Nous n'avons pas pesé notre paire nous-mêmes.

Comment ça chausse sinon ?

C'est plutôt taillé pour les pieds moyens à larges et c'est très confortable.

Notre testeur chausse du 45 et a pris du 46, en sachant qu'il partirait sur du long. 

Conséquence : il faut bien lacer jusqu'en haut pour garantir un maintien de talon correct. Si vous ne visez pas les sorties longues, elle taille comme d'habitude.

Une réserve sur la version 2024/2025 : les lacets étaient un peu courts à notre goût, ça passait mais juste. D'autres testeurs ont fait la même remarque donc vérifiez à l'essayage ce que ça donne pour vous.

En tous cas on n'a pas eu besoin de rodage. Le confort est là dès la première sortie.

Sur le terrain, c'est un peu comme sur un fatbike

Première surprise : la sensation de rocking. On est nettement poussé vers l'avant, ce qui rend la chaussure dynamique malgré l'énorme amorti en dessous. Cette sensation s'estompe après une centaine de kilomètres.

L'amorti, lui, reste bien présent, y compris à plus de 700 km, et c'est super agréable quand t'es en descente sur la fin de ta sortie. Ça fait le taffe, ça prolonge le kiffe et ça donne une impression d'économie dans les descentes. C'est une sensation, pas une mesure, mais elle est constante sur toute la durée du test.

La hauteur demande un temps d'adaptation. Notre testeur n'avait jamais couru avec une paire aussi haute, et il a fallu environ 100 km pour bien comprendre les réactions.

Sur du roulant et de la descente peu technique, c'est un vrai fauteuil. On sent qu'on est protégé, et qu'on pourrait encaisser des heures. C'était exactement le cas sur les 103 km des 2 Roches, où le terrain de vignes roulantes lui allait parfaitement. Les finitions réfléchissantes sont d'ailleurs un plus sur une course de nuit.

Quand ça devient technique, il faut rester vigilant. Le confort et la protection sont tels qu'on ne sent presque plus les cailloux sous le pied. Le risque, c'est d'aller vite sans faire attention.

Notre conseil : ce n'est pas la meilleure paire pour faire des descentes à bloc dans le caillou et les racines. Sur terrain souple et peu exigeant, aucun souci. Ce constat rejoint celui de plusieurs tests publiés en 2025, qui pointent le même comportement dans les dévers.

Précision : cette paire n'est jamais sortie sous des trombes d'eau. Le test s'est fait sur du sec et du légèrement gras. Sur terrain mouillé, la Vibram MegaGrip et ses crampons font le job.

Pour du vrai gros terrain gras, nous vous orienterons plutôt vers les Get Lost de 4T2, dont la semelle reste pour nous la meilleure de tous les modèles Vibram que nous avons testés.

L'usure à 792 km

Les crampons

On démarre à 4 mm sur la paire neuve. Sur les zones qui ne touchent pas trop, il reste 2 à 3 mm : le crampon est encore là, bien visible. Sur l'avant c'est plus à 2mm qu'à 3 mm. Sur les zones d'appui qui ne touchent pas en premier, il n'y a plus rien (talon extérieur).

Pour une paire à 792 km, ça reste un bon résultat.

A noter tout de même : la semelle Vibram est découpée pour gagner du poids et épouser la forme de la semelle intermédiaire.

Ce dessin multiplie les bords de gomme qui frottent contre le terrain, et ces bords finissent par travailler. C'est le prix du gain de poids sur une chaussure de ce volume et le ressemelage sur ce type de paire n'est pas envisageable.

La tige

Le Matryx a très bien tenu. RAS de ce côté.

Coût au km

199 € pour 792 km, soit 0,25 € par kilomètre. Et ce chiffre va encore baisser : la paire est toujours en rotation sur terrain sec, et notre testeur estime pouvoir tenir 200 km de plus sans difficulté, pour l'emmener au moins jusqu'à 1000 km.

Et par ici la note: 8 sur 10

Une chaussure de sorties longues réussie, avec un amorti qui dure et un confort qu'on apprécie quand les kilomètres défilent. Les deux points retirés vont à la longueur des lacets (voir plus haut) et peut-être au dynamisme du rocking qui s'estompe un peu vite à notre goût.

Pour ceux qui découvrent le maximalisme, c'était la première paire de ce type pour notre testeur, et l'expérience a été convaincante.

Les liens pour aller plus loin, aller plus haut oooohhh

👉 Pour découvrir la Merrell MTL Adapt Matryx en magasin à Grenoble et sur l'eShop, c'est par ici ! La version actuellement au catalogue est le coloris 45th Anniversary.

👉 Et pour voir tout l'univers running Merrell chez Mercidistillery, c'est par ici !

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